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La
littérature
Si la force de la plume est effectivement supérieure à celle de
l'épée, alors la victoire de la démocratie sur le régime d'apartheid
appartient aussi aux écrivains et aux poètes sud-africains. Qu'ils
soient blancs, noirs, métis ou indiens, qu'ils écrivent en anglais,
en isizoulou, en sesotho ou n'importe quelle langue d'Afrique du
Sud, aucun n'a pu échapper depuis un siècle à l'influence
ravageuse de la ségrégation. A travers leurs récits, leurs lettres
d'amour ou de haine, leurs rêveries et leurs mémoires nostalgiques,
ils font naître chez le lecteur des sensations paradoxales de rejet
et d'attraction.
Si on laisse de côté les journaux de voyage des navigateurs de passage décrivant le comptoir de la colonie et les aspects physiques étonnants des indigènes, les
premiers textes rédigés localement firent leur apparition vers 1820.
A la fin du XIXe siècle, l'avènement de l'ère industrielle a considérablement
contribué à éveiller la conscience noire. L'enfer des mines et le
quasi-esclavage qui sévit dans les fermes blanches de l'époque ont
inspiré le premier ouvrage de Solomon Plaatje (1876-1932), « Native
Life in South Africa ». La littérature de dénonciation est
donc née dans l'anonymat puisque cet ouvrage, publié en 1916, ne
sera pas reconnu par le monde littéraire blanc avant les années
60.
Au début des années 60, une nouvelle génération d'auteurs blancs,
issus de milieux conservateurs, va provoquer une fracture définitive
dans la communauté intellectuelle afrikaner. Ils prennent conscience
de l'aberration politique du régime d'apartheid et refusent d'être
perçus comme les ambassadeurs d'une culture dans laquelle ils ne
se reconnaissent plus. S'élevant contre la discrimination, ils mettent
en évidence les absurdités du régime, dénoncent la militarisation
de la société et critiquent la rigidité des mœurs dans les milieux
afrikaners.
Emprisonnés dans leurs ghettos et agités par un malaise qui se
transforme souvent en excès de rage, les écrivains noirs sont nombreux
à sortir de l'anonymat pour dénoncer les conditions abominables
de leur existence. Dans les années 80, la littérature et
la poésie connaissent un essor phénoménal. Plus que jamais, les
auteurs puisent leur inspiration dans leur communauté d'origine,
cherchant à identifier les blessures qui leur sont propres. Et vers
1994, les thèmes de la renaissance et de la guérison commencent
à apparaître.
Southern African Review of Books
Revue de livres d'Afrique australe
www.uct.ac.za/depts/sarb UCT Poetry Web
Archives
sur des poètes du Cap. Sont inclus des photos, des biographies et
des poèmes
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The Lansdowne Bridge
Revue de littérature d'Afrique australe
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Actualités littéraires
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