Le Président Jacob Zuma a prêté serment le 24 mai dernier à Pretoria.

 

Le Président Jacob Zuma, a prêté serment le samedi 24 mai à Pretoria en présence de 4500 personnalités, dont plusieurs dirigeants africains. Le chef de l'Etat sud-africain avait été réélu le mercredi précédent par le Parlement pour un deuxième mandat de cinq ans, suite à la victoire de l'ANC aux élections du 7 mai dernier. Avec plus de 62,2% des voix, l'ANC a remporté 249 des 400 sièges que compte le Parlement sud-africain. Le principal parti d'opposition, l'Alliance Démocratique, arrive en deuxième position avec 22,2% des voix et obtient 89 sièges.


Il s'agissait des cinquièmes élections générales depuis la fin de l'apartheid et de la seconde victoire de Jacob Zuma qui se trouve à la tête du pays depuis mai 2009.

 

Dans son discours d'investiture, le Président Zuma a rendu hommage à son illustre prédécesseur, Nelson Mandela, disparu en décembre dernier, ainsi qu'à tous les Sud-Africains qui ont lutté pour que les nouvelles générations vivent libres. Il voulu également esquisser les contours de ce qu'il souhaite pour l'Afrique du Sud dans les cinq années à venir.

 

"Je suis particulièrement fier de me trouver devant vous aujourd'hui et d'accepter la tâche qui m'est confiée par des millions de Sud-Africains de conduire cette grande nation au cours des cinq années à venir. J'accepte cette responsabilité et ce privilège avec beaucoup d'humilité étant donné l'histoire de notre pays et notre passé en tant que nation. Notre nation a engendré des générations de combattants pour la liberté qui ont consenti d'immenses sacrifices pour que nous puissions vivre dans un pays libre de la discrimination raciale et de l'oppression. L'Afrique du Sud est une nation qui a travaillé sans relâche pour bâtir sur les cendres de l'apartheid une société tournée vers la réconciliation et le progrès plutôt que vers les représailles. Il y a vingt ans, le Président Mandela prêtait serment à l'endroit où je me trouve aujourd'hui. Avec lui commençait l'édification d'une société dont les principes sont le respect des droits fondamentaux, de l'égalité, de l'unité dans la diversité et de la dignité pour tous. Le nouveau gouvernement démocratique a alors mis en place des programmes et des politiques destinées à changer la qualité de vie de tous et notamment des plus pauvres.

 

De grands progrès ont été accomplis. Des millions de Sud-Africains ont désormais accès aux services sociaux de base et ont une qualité de vie qu'ils n'avaient jamais eue auparavant. Aujourd'hui, je souhaiterais rendre hommage à la contribution de chacun d'entre vous au processus de renouveau, de reconstruction et de développement de ce pays au cours de ces 20 ans de liberté. C'est grâce à vos efforts que nous avons pu en seulement 20 ans enregistrer tant de progrès.

 

Cette journée marque le commencement de la seconde phase de la transition du régime d'apartheid à la démocratie. C'est au cours de cette seconde phase que se mettront en place les programmes de transformation socio-économiques qui doivent changer radicalement la face du pays d'ici les cinq années à venir. Je vous ai déjà présenté le Plan de Développement National, sorte de feuille de route qui ébauche la société que nous envisageons pour 2030. Ce programme nous permettra de transformer l'Afrique du Sud en une nation riche et prospère. Sur le plan social, comme le souligne le Plan de Développement National, notre objectif est de faire en sorte que le plus grand nombre de foyers aient notamment accès à l'eau, à l'électricité, aux services sanitaires, à des moyens de transport sûrs et fiables, aux services de santé, à l'éducation, à la sécurité, aux loisirs, à un environnement propre et à une alimentation saine.


La transformation économique du pays sera au centre des préoccupations de mon nouveau mandat. Comme il est, encore une fois, indiqué dans le Plan de Développement National, la structure de l'économie sud-africaine doit être modifiée au profit de l'industrialisation, d'une large responsabilisation des Noirs dans l'économie et du renforcement et de l'extension du rôle de l'Etat dans l'économie.
Les entreprises publiques et les institutions financières doivent devenir les moteurs du développement en appui au rôle que doit jouer l'Etat dans la croissance économique. Le contrôle et la gestion de l'économie a déjà changé de mains mais il nous reste du chemin à parcourir (...)

 

En matière de relations internationales, notre pays continuera à jouer le rôle qui était le sien sur le continent et ailleurs dans le monde. L'Afrique du Sud est l'un des éléments clé et le principal artisan du développement, de la démocratie, de l'état de droit et de la paix sur le continent africain. Nous continuerons à nous faire le chantre de la croissance, du développement et de la prospérité en Afrique en soutenant l'intégration régionale, le commerce intra-africain et le développement des infrastructures.


Notre présence au sein d'organisations internationales comme les Nations unies, le G20 ou de regroupements comme celui des BRICS se poursuivra avec l'objectif de promouvoir un monde plus juste.

 

Pretoria, le 24 mai 2014