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DECLARATION DU GOUVERNEMENT SUD-AFRICAIN EN MATIERE DE VIH/SIDA
(17 AVRIL 2002)

Le Conseil des Ministres a pris connaissance aujourd'hui d'un rapport global sur la mise en oeuvre de la politique gouvernementale en matière de VIH/sida. La réunion a donné l'occasion au gouvernement de rappeler son engagement vis-à-vis du Plan Stratégique de Lutte contre le VIH/Sida et les Maladies Sexuellement Transmissibles pour la période 2000/2005.

Une augmentation massive des ressources vient soutenir ce programme global. Le budget total alloué principalement aux Ministères de la Santé, du Développement Social et de l'Education a été, pour l'année financière 2001/2002, de 350 millions de Rands. Il est augmenté, cette année, d'un milliard de Rands et atteindra 1,8 milliard de Rands en 2004/2005.

Le Conseil des Ministres a salué les progrès qui ont été faits pour sensibiliser la population sud-africaine en général, et les jeunes en particulier, aux dangers de l'épidémie. Il a appelé tous les Sud-Africains à se montrer responsables et à prendre garde à ne pas mettre leur vie en danger. Le gouvernement intensifiera sa campagne de sensibilisation, qui fait partie de sa stratégie globale de lutte contre le VIH/sida. L'objectif est de modifier les comportements.

Pour conduire cette campagne, le gouvernement s'appuie sur le fait que le VI H est la cause du sida. Il est d'une importance capitale pour nous, en tant que nation, de prendre conscience qu'il n'y a pas actuellement de traitement capable de guérir le sida. C'est pour cela que la sensibilisation, la prévention et l'éducation sur le VIH/sida constituent le fondement de notre approche.

Dans le cadre de cette stratégie, il est capital de renforcer le partenariat entre tous les Sud-Africains et les organismes qu'ils créent pour lutter contre le sida. Le gouvernement s'engage à poursuivre cet objectif. Il participera activement à l'actuelle révision du Conseil National Sud-Africain sur le Sida (CNSAS) afin de renforcer l'organisation de ce dernier. Des ministres clés de ce conseil, parmi lesquels figurent le Ministre délégué à la Présidence et le Ministre des Arts, de la Culture, des Sciences et de la Technologie, formeront un groupe de travail présidentiel sur le sida dirigé par le Vice-Président. En outre, des mesures seront introduites en vue de renforcer les structures gouvernementales en la matière.

Le Conseil des Ministres a également pris des décisions sur d'autres questions de prévention.

La recherche sur l'utilisation de la Nevirapine pour diminuer la transmission du VIH de la mère à l'enfant continuera; dans le même temps, le gouvernement appliquera la décision temporaire prise par la Cour Constitutionnelle en la matière. Pendant ce temps, le Ministère de la Santé oeuvrera à la mise en place la plus rapide possible d'un programme pour tous, en préparation de l'après 2002.

Le Conseil des Ministres a décidé que, dans le cas d'agression sexuelle, le gouvernement s'appliquera à donner aux victimes tous les soins nécessaires, y compris une assistance psychologique et un dépistage du sida, d'une grossesse éventuelle et de maladies sexuellement transmissibles.

A cet égard, les victimes recevront toutes les informations utiles, y compris celles sur les risques liés à la mise en oeuvre d'une prophylaxie antirétrovirale de manière à pouvoir prendre une décision éclairée. Si elles décident de prendre les antirétroviraux, comme dans les cas d'accidents professionnels d'exposition au sang, elles pourront les obtenir dans les hôpitaux publics. Un protocole national standardisé sera mis au point dans les plus brefs délais.

En matière de traitement, le Conseil des Ministres a mis l'accent sur l'engagement du gouvernement à traiter et à prendre en charge les infections opportunistes. Aucun Sud-Africain ne devrait être renvoyé chez lui sans avoir été soigné, qu'il soit ou non atteint du sida. Etant donné l'importance vitale des anti-infectieux dans le traitement de méningite, tuberculose, candidose et pneumonie, le Conseil des Ministres a demandé à la population, et plus particulièrement aux personnes vivant avec le VIH/sida, d'aider le gouvernement en vérifiant que les médicaments pour ces maladies sont bien disponibles.

Pour ce qui est des antirétroviraux en général, le Conseil des Ministres a noté qu'ils Pouvaient améliorer l'état de santé des personnes atteintes par le sida si ces médicaments étaient administrés à des moments précis de la progression de la maladie, selon les normes internationales. Toutefois, étant donné que ces médicaments sont trop coûteux pour pouvoir être donnés à tous et qu'ils peuvent être nocifs s'ils sont mal utilisés ou si les structures de soins sont inadaptées, le gouvernement continuera de se battre pour en faire baisser les coûts et intensifier la campagne de manière à ce que les patients suivent les conseils qui leur ont été donnés par les médecins.

Outre sa lutte contre la pauvreté et ses interventions en matière de nutrition, le gouvernement encouragera la recherche sur les traitements alternatifs, et plus particulièrement sur les compléments nutritionnels et les médicaments destinés à renforcer le système immunitaire.

Le Conseil des Ministres a rappelé sa détermination à aider les familles affectées par l'épidémie du VIH/sida. Nous sommes aussi en train d'améliorer le programme de soins à domicile et de soins de proximité. II a été alloué, cette année, 94,5 millions de Rands à ce programme et il est prévu d'y accorder 138 millions de Rands en 2004/2005.

Le gouvernement appelle tous les Sud-Africains à se soutenir mutuellement dans une campagne d'espoir et à se mobiliser, à la fois au niveau national et au niveau individuel, pour faire régresser cette épidémie, voire la vaincre, sur le long terme. Nous pouvons y arriver mais nous n'y parviendrons que si nous sommes tous unis, dans le plus grand intérêt de notre société.

(Publié par les Services d'Information et de Communication du Gouvernement)

Pour plus de renseignements, contacter :

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Joël NETSHITENZHE +2782-900-0083

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