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La Danse

Les mentalités européennes et américaines ont parfois tendance à considérer que les peuples africains ont une dispositions physique particulière pour la danse. Ils oublient trop souvent que cet art corporel, qui impose d'ailleurs à ceux qui souhaitent le pratiquer un entraînement, célèbre le culte des ancêtres. Il est également utilisé pour manifester la force des guerriers à l'approche du combat et, dans un cadre plus social, il permet d'exprimer des sentiments amoureux à l'égard d'une personne de sexe opposé ou d'extérioriser la joie après un heureux événement.

Dans les townships, la ségrégation a longtemps interdit toute activité éducative intellectuelle et n'a laissé à la jeunesse que la musique, la danse et la violence pour exprimer ses rêves, ses désirs et ses frustrations. La danse fut donc, malgré l'absence d'infrastructure, un moyen privilégié pour échapper à la torpeur des ghettos. Aujourd'hui, cet art connaît dans tout le pays un essor formidable et, malgré l'insuffisance des fonds qui lui sont consacrés, des spectacles de grande qualité fleurissent sur les scènes les plus réputées.

Le développement de la tradition de la danse sud-africaine ne peut être séparé de la tradition du théâtre de représentation et du théâtre de protestation avec  son mélange de chansons, de mouvements et de danses. La comédie de protestation a créé certains styles en matière de techniques de danse et de théâtre,  à savoir le toyi-toyi (une danse populaire de protestation), mapuntsula (une danse de township), l'isicatamiya (une tradition chœur issue de mines et de foyers d'immigrants) et la danse Zoulou.

Danse site
www.dance.co.za

World of Music Arts and Dance
www.womad.co.za

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